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En campagne avec Pauline Rapilly Ferniot par Le Journal du Grand Paris

Rédigé le Vendredi 7 Février 2020 à 11:42 | Lu 12 fois

Le 26 janvier, le Journal du Grand Paris a accompagné la candidate de L'Écologie pour Boulogne-Billancourt sur le marché. Ils nous livrent un article complet présentant Pauline et détaillant les réactions des passants.


En campagne avec .... Pauline Rapilly Ferniot

En campagne avec Pauline Rapilly Ferniot par Le Journal du Grand Paris
Pour lire l'article sur le site du Journal du Grand Paris, cliquez ici


Le Journal du Grand Paris s’est rendu à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) pour le troisième reportage auprès des candidats aux prochaines municipales. Pauline Rapilly-Ferniot, candidate EELV dans la deuxième ville la plus peuplée d’Ile-de-France, n’entend pas se laisser faire pour sa première campagne.

Si elle n’est pas officiellement lancée, la campagne municipale bat pourtant son plein sur le marché de la rue Escudier à Boulogne-Billancourt (Hauts-de Seine) en ce dimanche 26 janvier 2020 au matin. Sur moins de 10 m, massés à l’entrée de la rue piétonne, les candidats et leurs équipes haranguent la foule à coup de tracts. Judith Shan pour le Parti socialiste, Evangelos Vatzias pour La République en marche ou encore Antoine de Jerphanion en soliste.

Au centre, une table habillée de drapeaux verts. Pauline Rapilly-Ferniot, 24 ans, est depuis peu la première candidate investie par Europe Ecologie-Les Verts (EELV) à Boulogne-Billancourt. « Les gens prennent le tract, le regardent puis me fixent et me demandent si c’est bien moi dessus, raconte la jeune écologiste. Puis ils me demandent mon âge et la discussion est lancée. » Novice en politique mais militante écologiste de longue date, elle travaille depuis décembre en tant que chargée de développement durable à Bondy (Seine-Saint-Denis), « ça me donne une vision du travail en mairie et de l’expérience », explique-t-elle.
 

« Pour une maire écolo à Boulogne »

En campagne avec Pauline Rapilly Ferniot par Le Journal du Grand Paris
Enfant de la ville, elle croise des cousins et embrasse ses amis d’enfance. Elle préfère mettre en avant l’écologie plutôt que son nom lorsqu’elle alpague les boulonnais et se dit confiante quant aux élections. « Ça se passe très bien, on a d’excellents retours sur Boulogne, nous avons un coup à jouer parce que même les sympathisants de droite veulent voter écolo, et les vrais écologistes, c’est nous. » Si certains lui promettent un vote au premier tour, d’autres lui disent : « l’écologie non merci », comme ce passant peu enclin à verdir son choix. Mais, dans l’ensemble, « les gens sont réceptifs. La plupart ne veulent pas du prospectus mais une fois que l’on mentionne l’écologie, ils le prennent et se montrent intéressés », assure un militant vert.

L’ambiance est bon enfant entre les différentes équipes de campagne. Les échanges vont bon train. « Pourquoi nous nous retrouvons dans cette situation, nous partageons les mêmes valeurs, l’écologie et la solidarité, on se tire une balle dans le pied », s’attriste une soutien de la candidate socialiste Judith Shan. Pas de compassion chez les Verts, la possible alliance au second tour des socialistes avec les marcheurs empêche toute discussion. « Là est notre divergence », lui répond Pauline Rapilly-Ferniot sur un ton cordial.

Une passante s’étonne de voir autant de tracts en papier. La jeune candidate l’affirme, ceux d’EELV sont issus d’une coopérative dans le 20 et conçus à partir de papier recyclé. Il est également conseillé aux habitants de les rapporter afin qu’ils soient réutilisés. « C’est une question d’échelle, il vaut mieux distribuer trois tracts et avoir une maire écolo car si nous restons dans une écologie individuelle, ça ne change rien », se défend la jeune candidate.

Mais cette dernière ne propose pas uniquement des tracts, sur la table trône un promontoire en carton remplis de post-it.
 

Faciliter la cohabitation entre voitures et vélos

En campagne avec Pauline Rapilly Ferniot par Le Journal du Grand Paris
Sur ces derniers, les idées des habitants et notamment celles des enfants. « C’est assez marrant de voir que des gens qui ne constituent pas notre électorat à l’origine viennent grâce aux post-it et à leurs enfants », remarque la candidate écologiste. Louis, âgé d’une dizaine d’années, souhaite mettre
fin à la pollution.

Justement, les Verts ont des idées, notamment sur les mobilités. Limitation de toutes les routes de la ville à 30 km/h pour réduire la pollution et la vitesse et faciliter la cohabitation entre voitures et vélos.

L’augmentation des pistes cyclables et le financement d’un kit sécurité pour les cyclistes sont également avancés. « Nous voulons proposer un kit avec un double arceau en U afin de prévenir les vols et le gravage d’un bicycode pour retrouver le vélo en cas de perte ou de vol. » Une manière de promouvoir le cycle pour la candidate écolo.

Elle s’engage aussi à faire respecter la loi sur le gaspillage alimentaire, qui oblige les restaurants à donner les produits qu’ils allaient jeter aux associations, ainsi que la loi sur la pollution lumineuse qui interdit aux enseignes de garder leur lumière allumée après 1h du matin. Végétaliser les espaces publics, supprimer le plastique, piétonniser certains boulevards, implanter une ressourcerie, privilégier une nourriture bio dans les cantines ou encore mettre en place une expérimentation de comptabilité environnementale pour évaluer l’action municipale, les propositions sont nombreuses.

« Tous les messages que vous pouvez lire sur les post-it, c’est prévu dans notre programme, ce qui veut dire que les gens s’intéressent et que nous visons juste », sourit Pauline Rapilly-Ferniot.
 




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